21 juin 2025 · Cilia
Comment apprendre à mieux se connaître ?
Comment apprendre à mieux se connaître lorsque l’on a l’impression de ne plus savoir ce que l’on veut ? Découvre pourquoi la connaissance de soi ne consiste pas à se trouver, mais à s’observer autrement.

Qui es-tu ?
C’est une question que l’on pose sans y penser et pourtant, je trouve qu’elle est beaucoup plus difficile qu’elle n’en a l’air.
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Si je te la posais maintenant, que répondrais-tu ? Peut-être ton prénom, ton métier, ton âge, le fait que tu sois maman, en couple, ou quelqu’un de très sensible.
Spontanément, nous répondons souvent avec des informations qui parlent de notre vie, de nos rôles ou de notre personnalité, mais elles ne répondent pas vraiment à la question.
Parce qu’entre la personne que nous sommes, celle que les autres voient et celle que nous croyons être… il existe parfois un écart immense, que nous ne remarquons pas toujours.
Pas parce que nous nous mentons, mais parce que nous avons passé tellement d’années à devenir la personne qu’il fallait être que nous ne nous demandons plus vraiment si elle nous ressemble encore.
Et je crois que c’est souvent là que commence l’envie de mieux se connaître. Pas quand tout s’effondre. Mais quand quelque chose, à l’intérieur de nous, cesse doucement de sonner juste.
Nous passons beaucoup de temps à construire une image de nous-mêmes.
Dès l’enfance, nous recevons des messages sur la personne que nous sommes :
“Tu es tellement sage.”
“Tu es timide.”
“Tu es courageuse."
Phrases anodines qui pourtant participent à construire l’image que nous avons de nous-mêmes. Et avec le temps, nous finissons par les répéter.
“Je suis quelqu’un qui déteste les conflits.”
“Je suis très indépendante.”
“Je suis perfectionniste.”
Mais je me demande parfois si nous n'allons pas un peu trop vite, parce qu’entre être et avoir appris à être, il existe une différence immense.
Je m'explique.
Une personne te dit :
“Je ne sais pas demander de l’aide.”
Est-ce un trait de sa personnalité ? Peut-être. Mais peut-être aussi qu’elle a grandi dans un environnement où l'entourage était indisponible pour elle, où demander de l’aide était perçu comme une faiblesse.
Ou peut-être a-t-elle aussi appris, très tôt, qu’elle ne pouvait compter que sur elle-même.
Dans ce cas, son comportement raconte autant son histoire que sa personnalité... Nuance !
Si quelque chose a été appris, il peut aussi être questionné.
Nous savons souvent comment nous fonctionnons. Beaucoup moins pourquoi.
Nous croyons nous connaître parce que nous connaissons nos habitudes.
“Je procrastine.”
“Je réfléchis trop.”
“Je culpabilise facilement.”
“Je manque de confiance en moi.”
Mais ces phrases décrivent surtout ce que nous faisons (et ce que nous en faisons pas 😅), et non qui nous sommes.
Prenons quelqu’un qui dit toujours oui. On pourrait conclure qu’il est simplement gentil.
Mais pourquoi dit-il oui ?
Parce qu’il aime aider ?
Parce qu’il a peur de décevoir ?
Parce qu’il redoute le conflit ?
Parce qu’il a besoin de se sentir utile ?
Le comportement est le même. Les raisons peuvent être complètement différentes. Et mieux se connaître commence précisément ici :
Le jour où l’on cesse de s’arrêter à ce que l’on fait pour devenir curieux de ce qui nous pousse à le faire.
La plupart de nos réactions ont une logique.
Pendant longtemps, je pensais que certains de mes comportements étaient simplement des défauts (et j'en ai, croyez-moi 😁) :
Réfléchir pendant des heures avant de prendre une décision.
Vouloir que tout soit parfait.
Me sentir responsable de ce que ressentaient les autres.
Entre autres !
Puis j’ai commencé à me poser une autre question.
À quoi ce comportement me sert-il ?
Je trouve que cette question est beaucoup plus intéressante que :
Pourquoi suis-je comme ça ?
Parce qu’elle suppose une chose essentielle : Si un comportement est toujours présent, c’est qu’il remplit probablement une fonction.
Le perfectionnisme peut protéger de la critique.
Le besoin de tout contrôler peut donner l’impression de réduire l’incertitude.
Le fait de toujours faire passer les autres avant soi peut éviter de se sentir rejeté.
Cela ne signifie pas que ces stratégies sont bonnes pour nous aujourd’hui. Mais elles ont souvent eu une raison d’exister.
Et il est beaucoup plus facile de changer un comportement lorsque l’on comprend d’abord ce qu’il cherchait à protéger.
Nous cherchons souvent des réponses… alors que nous aurions surtout besoin de nous poser de meilleures questions.
"Merci Martine, mais c'est plus simple à dire qu'à faire ! " Je sais Josiane...
Cette phrase toute faite sonne extrêmement "magazine féminin - été 2009" que l'on a toutes lu dans la salle d'attente du dentiste, mais bon, tu auras compris l'idée !
Quand on veut mieux se connaître, on a tendance à poser des questions existentielles :
“Quelle est ma voie ?”
“Qui suis-je vraiment ?”
“Qu’est-ce que je veux faire de ma vie ?”
Le problème, c’est que ces questions sont parfois tellement vastes qu’elles nous paralysent. Je me demande si nous ne gagnerions pas à commencer beaucoup plus simplement.
Par exemple :
Pourquoi cette remarque m’a-t-elle autant touchée ?
Pourquoi est-ce que je me sens toujours obligée de me justifier ?
Quelles sont les situations dans lesquelles je me sens le plus libre ?
Quelles sont celles qui me donnent systématiquement l’impression de jouer un rôle ?
Ces questions n’offrent pas toujours une réponse immédiate mais elles ont une qualité précieuse : Elles nous obligent à nous observer plutôt qu’à nous juger. Et c’est là toute la nuance, car c'est souvent à ce moment-là que quelque chose change.
Nous ne cherchons plus une définition de nous-mêmes, nous commençons simplement à comprendre notre fonctionnement.
Le plus difficile est parfois d’accepter que nous avons changé.
Beaucoup de personnes ne souffrent pas parce qu’elles ne se connaissent pas mais parce qu’elles continuent de s’accrocher à une image d’elles-mêmes qui ne leur correspond plus.
La personne qui disait toujours oui commence à ressentir le besoin de poser des limites.
Celle qui rêvait d’une carrière brillante aspire soudain à ralentir.
Celle qui faisait passer les autres avant tout découvre qu’elle ne sait même plus ce qui lui fait plaisir.
Ces changements sont déstabilisants parce qu’ils donnent l’impression de perdre une partie de soi, alors qu’en réalité, il est possible que nous soyons simplement en train de nous rapprocher de nous-mêmes.
Et il existe une forme de liberté dans cette idée, non ?!
Nous n’avons pas besoin d’être la même personne toute notre vie. Nous avons le droit d’évoluer (c'est le but ! 🙏🏼), de changer d’avis, de revoir nos priorités, d’abandonner certaines versions de nous-mêmes pour en construire d’autres.
Se connaître ne consiste donc pas à découvrir une identité cachée mais à rester suffisamment à l’écoute pour remarquer lorsque quelque chose évolue.
Peut-on vraiment apprendre à mieux se connaître ?
Je ne crois pas, non... Il n'y a pas un moment où l’on puisse dire :
“Ça y est. Je me connais parfaitement.”
Tout simplement, parce que nous ne sommes pas des problèmes à résoudre. Nous sommes des êtres humains.
Donc nous changeons, apprenons, traversons des expériences qui modifient parfois radicalement notre manière de voir le monde.
Peut-être que mieux se connaître ne consiste pas à trouver une réponse définitive à la question « Qui suis-je ? »
Peut-être que cela consiste simplement à continuer de se rencontrer, à observer ses réactions avec un peu plus de curiosité et un peu moins de jugement, à accepter que certaines réponses évoluent.
Et à comprendre qu’au fond, la connaissance de soi n’est pas une destination, c’est une relation.
La relation la plus longue que nous aurons jamais avec quelqu’un 💕
Alors autant apprendre à la cultiver.
Pour aller plus loin…
Mieux se connaître ne demande pas de trouver toutes les réponses d’un seul coup. Cela commence souvent par une question que l’on prend enfin le temps d’explorer.
L’oracle Inner Shift t’invite à ralentir, à prendre du recul et à poser un regard nouveau sur ce que tu traverses grâce à des cartes pensées pour nourrir l’introspection.
À explorer ensuite : Comment faire la différence entre une émotion et une pensée ?
Et si tu souhaites aller plus loin, le carnet-compagnon Inner Shift t’accompagne avec des exercices de journaling et des réflexions guidées pour mieux comprendre tes besoins, tes schémas de pensée et construire, au fil des pages, une relation plus authentique avec toi-même.