21 juillet 2025 · Cilia
Peut-on faire du journaling même si on n’aime pas écrire ?
Tu aimerais essayer le journaling, mais tu n’aimes pas écrire ? Découvre pourquoi aimer écrire n’est pas une condition pour profiter des bienfaits du journaling.

"J’aimerais essayer le journaling, mais je n’aime pas écrire."
Cette phrase revient souvent. Et de prime abord, je comprends la logique (journaling = écriture). Mais bizarrement, elle révèle un malentendu. Beaucoup de personnes imaginent que le journaling s’adresse à ceux qui aiment noircir des pages, qui trouvent facilement leurs mots ou qui prennent plaisir à rédiger. Comme si tenir un carnet demandait un certain talent, ou au moins une affinité avec l’écriture.
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Pourtant, ce n’est pas vraiment de cela qu’il s’agit.
Le journaling n’a jamais eu pour objectif d’écrire un beau texte. Son rôle est beaucoup plus simple : offrir un espace où l’on peut déposer ses pensées, prendre du recul et mieux comprendre ce que l’on vit. L’écriture est un outil, pas une fin en soi. C’est une nuance importante, parce qu’elle change complètement la manière d’aborder cette pratique.
Dire que l’on n’aime pas écrire… mais de quoi parle-t-on exactement ?
Quand quelqu’un affirme ne pas aimer écrire, il parle rarement de l’acte d’écrire lui-même. Derrière cette phrase se cachent souvent des souvenirs d’école, la peur de faire des fautes, l’impression de ne pas avoir assez de vocabulaire ou simplement la sensation de ne jamais trouver les bons mots. Pendant des années, on nous a appris que l’écriture était quelque chose qui pouvait être évalué, corrigé, comparé.
Le journaling ne fonctionne pas comme ça.
Personne ne va noter ce que tu écris. Personne ne va juger la tournure de tes phrases ou la richesse de ton vocabulaire. Ton carnet n’attend pas un texte élégant. Il accueille simplement ce qui est là, même si c’est confus, maladroit ou incomplet. Le but et l'intention sont tout autres.
Et, finalement, c’est peut-être ce qui déstabilise le plus. Nous avons tellement l’habitude d’écrire pour être compris par les autres que nous oublions ce que cela fait d’écrire uniquement pour soi.
Le problème n’est pas toujours l’écriture.
Honnêtement, est-ce que le véritable frein ne serait pas ailleurs ?
Parce qu’écrire trois ou quatre phrases n’a rien d’insurmontable. En revanche, rester quelques minutes seul avec ses pensées est déjà une expérience beaucoup plus inhabituelle. Dès qu’un moment de calme se présente, nous avons tendance à le remplir. Un message à lire, une vidéo, une série, un podcast… Tout semble préférable au silence.
Le journaling fait exactement l’inverse. Il nous invite à ralentir suffisamment pour observer ce qui se passe à l’intérieur. Ce n’est pas toujours confortable. Certaines émotions remontent, des questions apparaissent, des contradictions deviennent plus visibles. Le stylo n’est finalement qu’un prétexte. Ce qui demande du courage, c’est de regarder honnêtement ce que l’on ressent.
La page blanche impressionne plus qu’on ne l’imagine.
Il suffit parfois d’ouvrir un carnet pour que toutes les idées disparaissent.
C’est presque paradoxal. Quelques secondes plus tôt, notre tête était pleine. Puis, face à une page blanche, tout semble s’évaporer. On cherche par quoi commencer, on se demande si ce que l’on va écrire est suffisamment intéressant, puis on finit par refermer le carnet en se disant que le journaling n’est probablement pas fait pour nous.
En réalité, cette difficulté est très courante. Ce n’est pas un manque d’inspiration, mais un manque de point de départ.
C’est aussi pour cette raison que le journaling guidé avec mon carnet-compagnon Inner Shift peut faire une vraie différence. Au lieu de fixer une page vide en attendant qu’une idée apparaisse, on commence avec une question, un exercice ou une invitation à réfléchir. Le plus difficile n’est plus de trouver quoi écrire, mais simplement de répondre. Et, bien souvent, une seule question suffit pour que le reste vienne naturellement.
C’est précisément l’idée du carnet-compagnon Inner Shift. Il ne cherche pas à écrire à ta place. Il t’aide simplement à franchir ce premier pas qui manque souvent lorsque l’on débute.
Quelques lignes peuvent suffire.
Nous avons aussi tendance à croire qu’une séance de journaling doit remplir plusieurs pages pour être utile. C’est une idée qui met une pression inutile.
Parfois, quelques phrases suffisent à mettre en lumière quelque chose d’important. Une émotion que l’on n’avait pas identifiée. Une pensée qui revient sans cesse. Une décision que l’on repousse depuis des semaines. L’intérêt du journaling ne se mesure pas à la quantité de mots écrits, mais à la qualité de la réflexion qu’ils permettent.
D’ailleurs, certains jours, tu n’auras peut-être qu’une seule phrase à écrire. Et ce sera largement suffisant ! D’autres fois, tu auras envie de continuer pendant vingt minutes sans voir le temps passer. Les deux expériences ont la même valeur.
Peut-être que tu n’aimes pas écrire… mais que tu aimerais mieux te comprendre.
La vraie question est peut-être celle-ci.
Si l’on retirait le stylo, les phrases et les pages du carnet, aurais-tu quand même envie de mieux comprendre ce qui se passe en toi ? Aurais-tu envie de prendre un peu de recul sur tes émotions, de clarifier certaines décisions ou de mettre de l’ordre dans tes pensées ?
Si la réponse est oui, alors tu possèdes déjà l’essentiel.
Le journaling n’est qu’un moyen parmi d’autres d’explorer cette réflexion. Il a simplement un avantage : écrire ralentit notre pensée. Tant qu’une idée reste dans notre tête, elle change sans cesse, se mélange aux autres et finit parfois par tourner en boucle. Une fois posée sur le papier, elle devient plus facile à observer. On peut la questionner, la nuancer, parfois même se rendre compte qu’elle n’était pas aussi vraie qu’on le croyait.
C’est probablement là que réside la force du journaling. Pas dans l’écriture elle-même, mais dans la distance qu’elle crée entre nous et nos pensées.
Alors, faut-il aimer écrire pour faire du journaling ?
Je ne le crois pas.
Il est possible de ne jamais avoir aimé rédiger des pages et des pages, de ne pas tenir un journal intime, de faire des fautes d’orthographe ou de trouver ses phrases maladroites… et pourtant de retirer énormément de cette pratique.
Ce qui compte n’est pas d’écrire de belles pages. Ce qui compte, c’est d’accepter de s’accorder quelques minutes d’honnêteté avec soi-même.
Le reste n’est qu’un moyen d’y parvenir.
Pour aller plus loin…
Si la page blanche te bloque, le carnet-compagnon Inner Shift a justement été conçu pour éviter ce sentiment. Tu y trouveras des questions d’introspection, des exercices guidés et des espaces de réflexion qui t’aident à écrire sans avoir à chercher par où commencer.
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Et si tu ressens simplement le besoin de faire une pause avant d’ouvrir ton carnet, l’oracle Inner Shift peut t’offrir cette première impulsion. Une carte, une question, quelques minutes de réflexion… Parfois, c’est tout ce qu’il faut pour lancer une conversation avec soi-même.
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