1 juillet 2025 · Cilia
Comment sortir du mode pilote automatique ?
As-tu parfois l’impression que les journées s’enchaînent sans vraiment les vivre ? Découvre pourquoi nous fonctionnons en pilote automatique et comment en sortir pou reprendre progressivement les commandes de ta vie.

As-tu déjà eu cette drôle d’impression qu’une semaine entière s’était écoulée sans que tu aies vraiment le souvenir de l’avoir vécue ?
Tu te lèves.
Sur le même thème : Pourquoi recommence-t-on toujours les mêmes schémas ?
Tu te prépares.
Tu travailles.
Tu réponds à tes messages.
Tu fais les courses.
Tu prépares le repas.
Tu regardes une série.
Tu vas te coucher.
Et le lendemain… on recommence.
Évidemment, nous avons tous une routine. Ce n’est pas ça le problème.
Ce qui m’interpelle davantage, c’est ce moment où l’on réalise que les journées ne se ressemblent plus seulement parce que nos habitudes sont bien installées. Elles se ressemblent parce que nous ne les regardons plus vraiment.
Comme si nous étions présents physiquement mais absents de notre propre quotidien.
C’est ce que l’on appelle fonctionner en pilote automatique.
Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas forcément un manque de motivation ou une absence de volonté mais parfois même tout l’inverse.
Le pilote automatique est d’abord un formidable mécanisme de survie.
Imagine si, chaque matin, tu devais réapprendre à faire ton café, conduire, t’habiller ou taper ton code de carte bancaire. La galère !
Notre cerveau adore transformer certaines actions en automatismes. Et c’est plutôt une excellente nouvelle. Car grâce à lui, nous économisons une quantité incroyable d’énergie mentale.
Le problème n’apparaît donc pas lorsque nous avons des habitudes.
Le problème apparaît lorsque ce fonctionnement déborde sur des parties de notre vie qui mériteraient, elles, d’être régulièrement questionnées.
Parce qu’il y a une différence entre faire son café sans réfléchir… Et vivre une relation sans jamais se demander si elle nous rend encore heureuse.
Entre prendre toujours le même chemin pour aller au travail… Et ne plus jamais se demander si ce travail nous correspond encore.
Le pilote automatique est très utile pour les gestes du quotidien. Il l’est beaucoup moins lorsqu’il commence à conduire nos choix de vie.
Le plus étonnant, c’est que l’on ne s’en rend presque jamais compte.
Je crois que personne ne se réveille un lundi matin en se disant :
“À partir d’aujourd’hui, je vais arrêter de me poser des questions sur ma vie.”
Les choses sont beaucoup plus complexes que ça.
On reporte la réflexion parce que "ce n’est pas le bon moment". Puis une autre.
Le travail prend de la place, et les responsabilités aussi.
Les semaines deviennent des mois, les mois deviennent des années.
Et un jour, une phrase surgit presque par surprise.
“Je ne sais plus trop ce que j’aime vraiment.”
“J’ai l’impression de vivre une vie qui ne me correspond plus totalement.”
Et ce qui est d'autant plus troublant, c’est que rien n’a changé du jour au lendemain. Le pilote automatique ne s’installe pas brutalement.
Il s’installe par accumulation. Une journée où l’on ne prend plus vraiment le temps de s’écouter. Puis une deuxième. Puis des centaines d’autres.
Continuer est parfois plus confortable que regarder.
Haaaaaalala... Celle-la, elle titille !
Après tout, si nous sentons que quelque chose ne nous convient plus, pourquoi ne changeons-nous pas ?
Peut-être parce que s’arrêter oblige parfois à regarder des choses que nous préférerions éviter ? 🫣
Est-ce que cette vie me ressemble encore ? Est-ce que je fais ce métier parce que je l’aime… ou parce que je n’ai jamais pris le temps d’imaginer autre chose ? Est-ce que je suis fatiguée parce que j’ai besoin de vacances… ou parce que quelque chose, plus profondément, ne me nourrit plus ?
Ce sont des questions inconfortables, pas parce qu’elles sont difficiles. Mais parce que leurs réponses peuvent nous obliger à changer.
Et aussi parce que le confort de ce qu'on connaît semble beaucoup moins vertigineux que l'inconfort de l'inconnu.
Les habitudes ne sont pas le problème. L’absence de conscience, oui.
J’aime beaucoup cette nuance.
On entend souvent qu’il faut "casser sa routine"... Hmmm pas sûre. Certaines routines nous font énormément de bien. Dormir à des horaires réguliers. Faire du sport. Lire. Prendre son café en silence.
Le problème n’est pas la routine. Le problème est de ne plus la choisir.
Une habitude devient enfermante lorsqu’elle continue d’exister uniquement parce qu’elle a toujours existé sans que l’on se demande si elle répond encore à nos besoins.
Je trouve cette question intéressante :
Si je recommençais ma vie aujourd’hui, est-ce que je construirais encore ce même quotidien ?
Il n’est pas nécessaire que la réponse soit “oui”. Mais il est précieux d’oser se poser la question !
Les signes que tu fonctionnes peut-être un peu trop en pilote automatique
Alors, non. Il n’existe pas de test tout fait. En revanche, certains indices reviennent souvent.
Tu as l’impression que les semaines passent extrêmement vite.
Tu fais beaucoup de choses… mais tu as du mal à te souvenir de ce que tu as réellement vécu.
Tu remets régulièrement à plus tard les questions importantes en te disant que tu y réfléchiras “plus tard”.
Tu continues à faire certaines choses sans savoir si elles te correspondent encore.
Et surtout…
Lorsque quelqu’un te demande :
“Qu’est-ce qui te ferait vraiment plaisir en ce moment ?”
Tu ne sais pas vraiment quoi répondre.
Et cette dernière question est particulièrement révélatrice, parce qu’elle montre que nous pouvons devenir très compétents pour organiser notre quotidien tout en perdant progressivement le contact et l'écoute de ce qui nous fait réellement du bien.
Comment reprendre progressivement les commandes ?
Cela commence par une reconnexion. Parce que lorsque nous fonctionnons en pilote automatique, nous vivons surtout dans notre tête.
Nous organisons, anticipons, nous cochons des cases. Mais nous prenons plus rarement le temps de nous demander ce qui se passe dans notre corps.
Comment je me sens lorsque j’entre dans cette pièce ?
Qu’est-ce que je ressens lorsque je retrouve cette personne ?
Est-ce que cette activité me donne de l’énergie… ou m’en prend ?
Mon corps est-il détendu… ou constamment sous tension ?
Nous sous-estimons énormément ces ressentis, pourtant, notre corps remarque souvent les choses avant notre mental.
Il sent que quelque chose nous pèse avant que nous soyons capables de l’expliquer.
Il se détend en présence de certaines personnes.
Il se crispe face à d’autres.
Il s’enthousiasme pour certaines activités.
Il s’éteint dans d’autres.
Petit à petit, apprendre à écouter ces signaux nous aide à sortir du pilote automatique. Non pas parce que notre corps possède toutes les réponses. Mais parce qu’il nous reconnecte à une question que nous oublions parfois de nous poser :
Qu’est-ce que je suis réellement en train de vivre ?
C'est là que les choses recommencent à bouger. Pas lorsque nous cherchons immédiatement à tout changer. Mais lorsque nous recommençons simplement à être présents à nous-mêmes.
Reprendre sa vie en main commence rarement par une révolution.
Lorsque l’on prend conscience que l’on fonctionne en pilote automatique, on peut avoir l’impression qu’il faut tout remettre en question. Changer de travail, mettre fin à une relation, déménager… Comme si retrouver du sens passait forcément par un grand bouleversement.
Je ne crois pas que ce soit réellement ça le véritable enjeu.
Parce que le problème n’est pas toujours la vie que nous menons. Il est parfois le fait de ne plus être vraiment en lien avec elle. Nous continuons à avancer, à prendre des décisions, à remplir nos journées, sans nous demander si ce que nous faisons nous correspond encore.
Sortir du pilote automatique ne consiste donc pas forcément à changer de direction. Il s’agit d’abord de retrouver une forme de présence à ce que nous vivons, d’accepter que nos besoins, nos envies ou nos priorités évoluent avec le temps, et de vérifier que les choix que nous faisons aujourd’hui sont toujours les nôtres.
Au fond, reprendre les commandes, ce n’est pas transformer sa vie du jour au lendemain. Mais c’est simplement arrêter de la traverser sans se demander, de temps en temps, si elle nous ressemble encore.
Pour aller plus loin…
Lorsque l’on vit en pilote automatique, ce n’est pas seulement notre attention qui s’éloigne de nous. C’est aussi notre capacité à ressentir ce que notre corps essaie parfois de nous montrer : ce qui nous apaise, ce qui nous met sous tension, ce qui nous nourrit… ou ce qui nous épuise à petit feu.
L’oracle Inner Shift t’invite à ralentir suffisamment pour renouer avec ces ressentis. Une carte, une question, une citation… parfois, il suffit d’un instant de présence pour commencer à entendre ce que l’on n’écoutait plus.
À explorer ensuite : Comment créer une habitude qui dure ?
Et si tu souhaites aller plus loin, le carnet-compagnon Inner Shift t’accompagne avec des exercices de journaling conçus pour t’aider à observer tes réactions, accueillir tes ressentis et retrouver une relation plus consciente avec toi-même.
Dans la même lignée : retrouver confiance en soi.